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Les troubles du sommeil sont une source fréquente d’inquiétude pour les familles de personnes âgées vivant en EHPAD, mais aussi au domicile. Anxiété en fin de journée, endormissement plus précoce ou réveils nocturnes peuvent donner le sentiment d’un mal-être ou d’une aggravation de l’état de santé. Pourtant, ces situations sont souvent liées à l’évolution naturelle du sommeil avec l’âge.
« La première étape consiste toujours à écarter une cause médicale », explique Dr Véronique Dexemple que nous avons interrogé sur cette thématique et qui nous livre de précieux conseils. « Une fois cela fait, de nombreux troubles du sommeil observés chez la personne âgée relèvent de mécanismes physiologiques connus et peuvent être accompagnés de façon adaptée. »
Le sommeil et l’âge : une question de chronobiologie
Le sommeil est régulé par notre chronobiologie, c’est-à-dire l’horloge interne qui organise l’alternance veille-sommeil sur 24 heures. Ce cycle est appelé rythme nycthéméral (du grec nycthêmera, nuit et jour).
Avec l’âge, ce rythme évolue :
- l’endormissement peut survenir plus tôt en soirée, avec un réveil plus matinal,
- le sommeil devient plus léger,
- les phases de sommeil profond diminuent,
- les réveils nocturnes sont plus fréquents.
Les principaux changements du sommeil chez la personne âgée
1. L’anxiété vespérale : quand la fin de journée devient un moment sensible
L’anxiété vespérale correspond à une augmentation de l’inquiétude ou de l’agitation en fin de journée. La fatigue accumulée, la baisse de luminosité et la diminution des stimulations peuvent accentuer ce sentiment d’insécurité, en particulier chez les personnes présentant des troubles cognitifs.
« La fin de journée est souvent un moment plus difficile », souligne Dr Véronique Dexemple. « L’anxiété peut s’exprimer davantage, sans que cela traduise nécessairement une aggravation de l’état de santé. »
Pour apaiser ces moments, les équipes proposent des activités adaptées, des temps d’échange, de la réminiscence ou une activité physique douce favorisant une fatigue saine.
Ces temps permettent de maintenir le lien social et de limiter l’isolement ressenti à l’approche de la nuit.
2. L’endormissement précoce : respecter le rythme plutôt que lutter contre le sommeil
Il est fréquent que certaines personnes âgées s’endorment plus tôt le soir. Cet endormissement précoce est lié à l’évolution du rythme biologique et ne constitue pas un trouble en soi.
« L’objectif n’est pas de maintenir le résident éveillé à tout prix », explique le médecin. « Il s’agit avant tout de respecter son rythme et d’adapter l’organisation des soins et des activités. »
Dans ces situations, les équipes privilégient une approche non intrusive : le sommeil est respecté, les soins sont ajustés, et l’environnement est rendu apaisant. Tant que l’équilibre global de la journée est satisfaisant et que le bien-être du résident est préservé, aucune intervention particulière n’est nécessaire.
3. Les réveils nocturnes : accompagner plutôt que contraindre
Avec l’âge, le sommeil devenant plus léger, les réveils nocturnes sont fréquents. Ils peuvent être liés à des besoins physiologiques, à l’anxiété ou à une désorganisation du rythme veille-sommeil.
« Lorsqu’un résident se réveille la nuit, la priorité est de le rassurer », précise Dr Véronique Dexemple. « L’écoute, le dialogue et la présence des équipes permettent le plus souvent d’apaiser ces moments. »
Les équipes peuvent également adapter l’environnement (luminosité, température, ambiance sonore) ou proposer, selon les situations, des interventions non médicamenteuses comme la musicothérapie, l’aromathérapie, des massages des mains ou encore proposer une collation. Ces observations sont tracées afin d’ajuster l’accompagnement au sein de l’équipe pluridisciplinaire.
Troubles du sommeil et troubles cognitifs : un accompagnement spécifique
Chez les résidents présentant des troubles cognitifs sévères, comme la maladie d’Alzheimer ou des troubles apparentés, les troubles du sommeil peuvent être plus marqués. On peut notamment observer une désorganisation du rythme veille-sommeil, parfois avec une inversion du rythme nycthéméral, pouvant s’accompagner de périodes de déambulation, principalement durant la nuit.
Les Espaces de Vie Protégée (EVP) sont avant tout des lieux de vie spécifiquement pensés pour l’accompagnement de ces troubles cognitifs. Leur aménagement permet aux résidents de déambuler librement et en toute sécurité, de jour comme de nuit. Les équipes, formées à la prise en charge des troubles cognitifs et du comportement, assurent une présence renforcée et une surveillance adaptée, tout en respectant le rythme et les besoins de chacun. Lorsque des troubles du sommeil sont présents, ce cadre facilite un accompagnement sécurisant, apaisant et individualisé, pleinement intégré au projet personnalisé du résident.
Une prise en charge individualisée et évolutive
Les troubles du sommeil sont observés, évalués et intégrés au projet personnalisé du résident.
Cette démarche menée en équipe pluridisciplinaire repose sur l’analyse des capacités préservées, des habitudes de vie et des préférences de chacun.
« Il est important de rassurer les familles », conclut Dr Véronique Dexemple. « Ces situations sont fréquentes, le plus souvent non pathologiques, et font l’objet d’un accompagnement attentif et individualisé. Le dialogue entre les équipes et les proches est essentiel pour garantir le bien-être du résident. »