La vie en établissement

Préparer et vivre le jour d'admission

Ressources

  • Le directeur
  • L’ensemble du personnel de l’établissement et en particulier les chefs de service
  • Les référents médicaux, para-médicaux et hôteliers

Trucs et astuces

Demandez les documents d’information existants : livret d’accueil, plaquettes, brochures, programmes d’animation, menus…

Conseils

  • Avant l’admission, interroger l’établissement sur le trousseau nécessaire. Le choisir avec votre proche ainsi que des petits meubles qu’il souhaite apporter afin de faciliter l’adaptation en établissement.
  • Veiller à bien choisir la date et l’heure d’entrée en établissement, en fonction des possibilités de la personne âgée, de vous-même mais aussi de l’établissement, pour que personnel puisse accueillir votre proche dans de bonnes conditions et être plus disponible. Eviter les admissions le matin, le personnel soignant étant alors très sollicité par les toilettes, la distribution des médicaments, les pansements…
  • Le jour de l’admission, poser toutes les questions pratiques qui vous viennent à l’esprit sur le fonctionnement de la vie quotidienne. Le personnel de l’établissement est là pour vous aider. Plus vous serez rassuré sur l’accueil de votre proche, mieux vous pourrez l’aider dans la période de transition.
  • Demander qui sont vos interlocuteurs pour chacune des fonctions (soins, hébergement, restauration, animation, autres…) et essayer de rencontrer les principaux pour avoir vos repères pour la suite du séjour.
  • Organiser la coordination des aidants et définir un interlocuteur privilégié pour les relations avec l’établissement. Indiquer si l’aidé est sous tutelle, curatelle ou s’il a désigné une personne de confiance.
  • Rester quelques heures avec le proche dans l’établissement, déjeuner éventuellement avec lui, pour permettre une transition rassurante avec votre proche. Dans sa chambre, essayer de recréer avec des objets personnels choisis un espace qui rappelle son domicile, afin qu’il puisse trouver rapidement ses repères. Il doit pouvoir se sentir chez lui dans ce nouvel endroit.
  • L’aidant professionnel à domicile peut éventuellement venir les premiers jours faire un « passage de relais » avec les équipes soignantes de l’établissement pour transmettre les principales habitudes du résident, ses difficultés…
  • Contacter le Conseil Général de votre lieu d’habitation pour faire une demande d’APA

Complément d’information utile

  • La protection juridique du résident : tutelle, curatelle, sauvegarde de justice

L’entrée en EHPAD est parfois l’occasion d’envisager une mise sous protection judiciaire (tutelle ou curatelle) de l’aidé. Les mesures de protection judiciaire de la personne permettent de pallier l’incapacité, momentanée ou durable, d’une personne risquant de nuire à ses intérêts ou à elle-même. Les trois régimes de protection juridique existant permettent de protéger la personne à des degrés différents pour des raisons médicales. Ces régimes sont constitués par la tutelle (représentation continue sur l’ensemble des actes de la vie civile en raison d’altérations majeures des facultés cognitives), la curatelle (assistance continue pour l’ensemble des actes de la vie civile), la sauvegarde de justice (représentation temporaire ou pour certains actes de la vie civile). Ces trois mesures doivent être demandées auprès du juge des tutelles en se fondant notamment sur un certificat médical rédigé par le médecin traitant de la personne.

  • La personne de confiance :

La loi de 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie (dite loi Leonetti) donne la possibilité de prévoir la désignation, par une personnelle malade, d’une personne de confiance pour la protéger si sa capacité de compréhension devient faible ou tronquée, en raison de son état de santé ou de son âge, et qu’elle se trouve donc en difficulté pour consentir valablement à des soins, notamment pendant la période de fin de vie. L’aidé doit désigner cette personne de confiance par écrit. L’admission peut être un moment pour le faire. Si l’admission est déjà douloureuse pour le proche, il est préférable d’attendre un peu plus tard si possible. (voir www.sante.gouv.fr -Rubrique : « Usagers »)